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Comment créer un business à ton image

By 19 août 2019 No Comments
comment creer un business a ton image

Si tu es aujourd’hui à la tête de ton entreprise (solo-entrepreneuse ou non) : t’es-tu réellement demandée POURQUOI tu avais décidé de te lancer dans cette activité-là plutôt qu’une autre ?

Était-ce un choix par véritable envie, ou par fuite d’une situation devenue insupportable ?

As-tu déjà pris le temps et le recul nécessaires pour te demander si ce que tu proposes actuellement comme services, et sous quelle forme tu les proposes, te convient réellement ?

Il se peut que tu te sois inconsciemment mise dans un moule qui ne te correspond pas, juste parce que « tout le monde fait comme ça ».

 

Si je te pose ces questions qui peuvent te paraître incongrues, c’est pour plusieurs raisons :

1. Je vois très souvent revenir cette idée dans le monde du marketing : « si tu veux faire de l’argent, résous un problème urgent ».

Si tu te contentes de répondre à un problème rencontré par une partie de la population, mais en laissant de côté tes aspirations profondes, tu risques de t’ennuyer et/ou de t’épuiser (raye les mentions inules). Tu vas te forcer exactement comme dans un job salarié que tu ferais « parce qu’il faut bien payer les factures » (ce que font 99% des gens de cette planète, statistique purement personnelle).

 

2. Je retrouve aussi régulièrement cette équation : « ton job idéal = la conjonction de tes passions + tes compétences + le besoin du marché ».

Oui, à conditions que : 1. tu aies des passions (personnellement je trouve le mot un peu fort : je considère avoir beaucoup… trop de centres d’intérêts, mais pas de véritable passion), et 2. que tu ne racontes pas d’histoires à propos de ce que tu crois être tes passions (hé oui, ton ego peut te berner, une fois encore !).

Demande-toi à la place :

  • ce que tu te vois faire comme activité pendant au moins plusieurs années. Une passion c’est sympa, mais pas forcément comme activité professionnelle. Ta passion pour la photographie animalière, tu n’as peut-être pas envie de la faire à plein temps. Développer un business demande du temps et de la persévérance, malgré ce qu’en disent les marchands de rêve qui te font croire que tu peux être rentable en trois mois. Il faut donc que tu sois sûre de choisir un sujet que tu auras envie de creuser pendant des années.
  • ce que tu as comme compétences actuelles, ou quelles formations tu as besoin de faire. (Hé oui ! A n’importe quel âge on peut se former, notre cerveau ne s’arrête pas de fonctionner une fois qu’on a obtenu notre diplôme.)
  • et effectivement, s’il y a bien une demande, c’est-à-dire des gens prêts à payer. J’insiste : des-gens-prêts-à-payer. La problématique la plus courante que je rencontre, en particulier chez des thérapeutes, c’est qu’ils veulent « sauver » en priorité des personnes qui n’ont pas les moyens. C’est noble, mais d’une part, c’est une posture de sauveur (ça n’aide personne), et d’autre part, ça ne permet pas de dégager des revenus. Si tu veux être une énième Mère Teresa, libre à toi.

 

3. J’ai tenté d’appliquer ces principes dans ma précédente société, et pourtant je me suis plantée.

C’était en 2015.

En France, c’est presque honteux d’avouer ça : on n’aime pas l’échec. On considère que les gens qui échouent dans une entreprise sont des losers. Alors que dans les pays anglo-saxons, on voit juste ça comme une manière d’apprendre.

Pour en revenir à mes moutons, voilà l’histoire : de 2012 à 2015, je me suis obstinée à garder un cabinet de thérapeute (oui, tu as bien lu : « obstinée »). J’avais décidé que je ne ferais pas partie des losers… pardon, des 90% d’étudiants en thérapie complémentaire qui ne vivent pas de leur pratique.

J’avais décidé ça par fierté, évidemment.

La réalité ne s’est pas révélée être ce que j’avais imaginé pendant mes études. Chaque fois que je devais aller à mon cabinet, je devais me mettre le flingue sur la tempe. Je ne comprenais pas pourquoi : tout le temps que j’avais passé à bûcher mes protocoles, tous ces week-end sacrifiés, tout l’argent que j’avais investi… et je n’étais pas plus motivée que ça ?! Impensable.

Je voyais que c’était anormal, comme comportement, mais je ne voulais pas creuser le sujet par peur de ce que je découvrirai (à savoir : ce que je savais déjà au fond de moi : je me faisais royalement chier).

J’ai donc porté des œillères pendant trois ans.

Jusqu’à avoir un compte bancaire proche de zéro. Là, sous la pression incessante de mon ex, je suis retournée temporairement à un travail salarié, pour renflouer les caisses.

Je me suis convaincue que je n’étais pas faite pour ça, ça rendait l’échec plus supportable. Je me trompais : ce n’était pas le fond qui était mauvais, c’était la forme.

 

J’ai compris d’où venait réellement le problème seulement deux ans plus tard, grâce à la Méta® :

  • je suis Automne, ça veut dire que ce que je dois apporter au monde, c’est d’aider les autres (jusque-là, tout allait bien)
  • je suis Air, ça veut dire que j’aime le changement, j’ai besoin de varier, tester de nouvelles choses… or être toujours au même endroit, dans le même lieu (étriqué qui plus est !) étouffait mon air.
  • je suis Cercle, ça veut dire que je fonctionne mieux en groupe… or je me cantonnais à des sessions en face-à-face (c’est d’ailleurs pour ça que j’organise aussi des ateliers de groupe).

 

Pas étonnant que j’ai dû me forcer pendant tout ce temps.

Pas étonnant que j’ai eu si peu d’enthousiasme et d’énergie.

Pas étonnant que je me sois traitée de bonne-à-rien pendant trois ans.

 

J’étais juste à côté de la plaque concernant mon fonctionnement naturel.

 

 

Quand on crée un business, il faut surtout et avant tout se demander ce que soi-même on veut VIVRE à travers ce business.

 

Se mettre comme objectif premier de générer un revenu, c’est une erreur : on va s’oublier au passage. On va focaliser uniquement sur la création d’argent, comme un but ultime, en mettant de côté  les expériences qu’on pourrait vivre.

Surtout, on ne s’autorise pas à rêver. On ne se laisse pas aller à croire que notre activité pro pourrait nous permettre de : voyager plus, travailler moins, écrire, exercer sa créativité, rencontrer des tas de gens passionnants et inspirants, grandir continuellement… que sais-je encore, chacun a des rêves différents.

 

La Méta®, certes, ne règle pas tous les problèmes évoqués plus haut, mais elle te permet au moins d’éviter certains écueils :

  • proposer des produits ou services en accord avec tes « motivations profondes » : c’est-à-dire qui ont du SENS pour toi (et pas qui te semblent « nobles moralement », parce que ça c’est de l’ego)
  • adapter ton rythme de travail à ton rythme naturel et ton mode de fonctionnement mental
  • créer un environnement de travail en lien avec ton fonctionnement émotionnel et relationnel
  • attirer à toi les bons clients, car tu arrêteras de te cacher derrière un masque qui n’est pas TOI (tout est histoire de vibrations)
  • aligner ton image de marque à ton essence profonde (comme les couleurs et formes de ton logo, de ta comm’). Il y a quelque temps, j’ai réalisé avec amusement que mon logo, créé en 2012, correspond à mon profil Méta : un visage de femme dessiné juste avec une ligne fine (Air), rond (Cercle), dans un fond violet Automne.

 

En ce qui me concerne, aujourd’hui, je suis très attentive à ce que je mets en place comme offres d’accompagnement. Je m’efforce de respecter au mieux ma nature profonde. Il n’y a que comme ça que je créerai une activité durable.

 

Et toi ?

Où en es-tu dans ton activité ?

Te sens-tu parfaitement à ta place ?

 

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Crédit photo : Jeshoots Com - Unsplash

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