Toi & ton corps

C’est pas bien d’être en colère ! (Enfin, il paraît.)

By 23 octobre 2018 No Comments
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C’est pas bien d’être en colère.

Enfin, il paraît.

Ça doit être un truc que j’ai entendu gamine, même si je ne m’en souviens pas.

Dans tous les cas, ça a bien dû être gravé quelque part d’une manière ou d’une autre, car dès que je me mets en colère, je cherche à la contenir.

Dès que j’ai envie de pleurer, je refoule mes larmes au fond de ma gorge.

Comme m’a fait remarquer mon coach il y a quelques semaines : « je suis toujours inconsciemment d’accord pour ne pas ressentir les choses ».

Ouch.

Comment ça, je ne ressens toujours pas les choses ??? Cette année, j’ai fait une formation de 4 semaines où on parlait sans cesse de ressenti, à toutes les sauces, et lui, il me sort ça ?!

(La vérité fait parfois *un peu* mal.)

En fait, j’ai une vilaine habitude : chaque fois que je commence à ressentir une émotion forte, je la stoppe immédiatement. Par exemple avec des justifications, des tentatives d’explication, du contrôle :

  • « je suis au boulot, je ne peux décemment pas pleurer devant mes collègues » (mais je sors du bâtiment pour pleurer quand même, parce que c’est intenable)
  • « je ne comprends pas pourquoi je ressens cette colère, je vais donc creuser dans mon passé pour voir si je vis une situation déjà vécue auparavant » (là, je pars dans un truc bien cérébral)
  • « c’est forcément l’Univers qui m’a fait rencontrer cette personne, j’ai donc quelque chose de spécial à vivre en travaillant avec elle » (au lieu de juste me demander si j’ai ENVIE de bosser avec, en dehors du blabla New Age sur les synchronicités…)

En faisant ça, je me coupe de l’INTENSITÉ de la vie. En effet, si je me coupe de mon ressenti dès qu’il devient trop douloureux (comme avec la colère ou la tristesse), je m’en couperai tout autant lorsque ce sera de la joie – inconsciemment, évidemment.

Pour mon ego – et pour le tien aussi, ils sont tous foutus pareil – l’intensité est dangereuse.

Et comme je m’empêche de ressentir pleinement, profondément, mes émotions, je continue d’ignorer quels sont mes vrais désirs.

Les vrais désirs, ça vient des tripes.

C’est ce qui te fait kiffer, te fait te sentir vivante. (VRAIMENT vivante, pas « à moitié vivante ».)

Les vrais désirs, c’est spontané, ça ne passe pas par la tête.

 

J’ai choqué récemment quelqu’un en disant que j’en avais marre de vivre une vie de zombie.

Je l’ai choqué car c’est rare qu’une personne ose admettre ça, dans une société d’abondance, où on est censé « avoir tout pour être heureux », mais qu’on ne l’est pas.

 

En ce qui me concerne, j’ai pris une décision en mode « non négociable » : ma vie de zombie s’arrête maintenant.

 

Et toi ?

Comment vis-tu tes émotions ? Ta colère, ta tristesse, ta joie ?

Avec intensité, ou avec retenue ?

Quelle décision prends-tu ?

 

Crédit photo : Zhen Hu - Unsplash

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