Toute ma vie (ou presque), je me suis cachée.

Je me cachais autant physiquement que dans mes choix professionnels et personnels :

  • physiquement, parce que je me déguisais dans des vêtements qui ne me correspondaient pas. Adolescente, je portais des fringues très larges et masculines pour cacher mon corps. Et adulte, je cherchais à ressembler à quelqu’un d’autre.
  • professionnellement, car j’ai suivi une voie sur les conseils de mes parents et de mes profs, et non pas en fonction de mes propres désirs.
  • personnellement, car j’ai cherché à reproduire le « schéma de bonheur » véhiculé par la société.

Je jouais un rôle : celui que les autres attendaient de moi (famille, compagnon, amis, collègues, etc.).

 

Mon corps et moi, ça faisait 2

En cherchant à rentrer « dans le rang », j’étouffais celui qui est en fait mon meilleur allié : mon corps.

Je le voyais comme un outil à ma disposition, mais je ne prenais pas soin de cet outil. Courtes nuits, mauvaise alimentation, alcool, ZERO activité physique, posture assise à longueur de journées…

Je le maltraitais. Et comme il ne ressemblait pas à ce que j’aurais voulu, je le rejetais.

J’étais TRES fâchée avec mon miroir. Toujours à froncer les sourcils d’un air désapprobateur à et à juger chaque cm2 de ma peau.

J’enviais les nanas que je jugeais plus belles que moi, qui osaient afficher leur féminité et être séduisantes… tout en ayant peur de l’être moi-même.

Notre relation a changé

Avec mon corps, je suis passée de « tu es à ma disposition » à « on fait équipe ? ».

  • J’ai appris à l’écouter. (Il râle à sa façon quand je fais n’importe quoi !)
  • J’arrive à me trouver belle quand je me regarde dans le miroir. (38 ans de dénigrement…)
  • Je suis même surprise de ce qu’ « il » arrive à faire pour moi. (Je te raconte ça en bas de cette page.)

Pour en arriver là, je suis passée par certaines étapes :

J'ai fait tomber le masque.

En 2011, j’ai commencé un cursus pour devenir kinésiologue. Une succession de « hasards » m’avaient amenée à m’inscrire à un week-end de formation.
Je n’avais jamais travaillé sur moi avant ça. Je découvrais le monde du développement personnel.

Autant te dire que j’allais commencer à me prendre des baffes (traduis ça par : des grosses prises de conscience sur mes schémas de fonctionnement, pas toujours jolis à voir).

Je me rappelle d’un stage en particulier, le plus remuant pour moi, où il s’agissait de détruire ce qu’on appelle le « Moi Négatif », qui est le masque qu’on porte en permanence pour « convenir » aux autres. Convenir aux autres… l’histoire de ma vie… jusqu’à ce moment-là.

En parallèle, j’ai entamé une formation en « nutrithérapie » (thérapie par la nutrition). Je me suis rendue compte à quel point j’étais GRAVE à côté de la plaque question alimentation.

Si je continuais comme ça, mon corps allait me le faire payer durement un jour ou l’autre (d’ailleurs aujourd’hui, je constate les dégâts chaque fois que je mange trop de façon déséquilibrée, ou que j’abuse de l’alcool).

Cette formation a été une nouvelle prise de conscience de la maltraitance que je faisais subir à mon corps… et un pas de plus vers la réconciliation.

J'ai changé mon regard sur moi-même.

Fin 2016, j’ai découvert la Métamorphose®, un outil de connaissance de soi que sa créatrice, Flora Douville résume en « anti-conseil en image ».
A cette époque, j’étais en Argentine, en béquilles, en train de me remettre d’une fracture tibia-péroné (je t’en reparle juste après).
Mon corps et moi, on était… un peu fâchés à ce moment-là. Je devais faire le deuil de ma cheville telle qu’elle avait été la première moitié de ma vie. Accepter de nouvelles cicatrices.

J’avais pris une mauvaise direction, et c’est le seul moyen que mon corps avait trouvé pour m’arrêter.

La Méta® permet de mettre en cohérence nos vêtements à notre mode de fonctionnement naturel (émotionnel, mental, relationnel)… en passant par notre ressenti !
Chose dont j’étais bien coupée jusque-là.
De nouveau un apprentissage : me reconnecter à mon ressenti. (Et c’est pourtant tellement plus simple qu’on ne le croit…)

J’ai résisté pendant longtemps contre certaines parties de mon « profil ».

Je m’étais niée moi-même pendant tellement d’années que le retour « à moi » était douloureux.

Mais le temps d’intégration en a valu la peine. Enfin j’ai fini par me trouver belle dans le miroir ! Enfin je parvenais à me trouvais sexy. (Et enfin je foutais la paix à mes cheveux après 20 ans de maltraitance… un des nombreux effets Kiss Kool de la Méta!)

Cette méthode m’a tellement transformée que j’ai suivi la formation professionnelle dès mon retour en Europe.

Et aujourd’hui j’accompagne les femmes à se révéler telles qu’elles sont déjà, à leur permettre de changer leur regard sur elles-mêmes, et à enfin s’aimer.

Je suis passée de non-sportive à… « hey mais c'est moi ça ?! »

Moi qui me suis toujours vue comme une non-sportive absolue, je fais désormais 3 séances de crossfit par semaine !
Mais ça n’est pas arrivé du jour au lendemain : il a d’abord fallu que la Vie m’envoie une grosse claque en me fracturant la cheville.
Les impacts sur mon corps (perte musculaire et prise de poids) ont eu l’effet d’un électrochoc : NON, je ne voulais plus me voir ainsi dans le miroir.

J’étais obnubilée par le fait de me forger un « corps de rêve ».

Je me suis donc mise au fitness, quasi-quotidiennement. Peu à peu, ma condition physique s’améliorait, mais je voulais aller plus loin. J’ai donc opté pour le crossfit, en espérant avoir des résultats plus rapides… sauf que je ne m’attendais pas à la transformation que cela aurait sur mon mental !

De l’envie d’un corps plus beau, je suis passée à l’envie d’un corps plus fort.

Je me surprends à aller à la salle avec le sourire, alors que je sais que je vais en baver. Moi qui avais horreur du moindre effort, je ressors trempée de chaque session. Bref, je suis accro.
L’effet le plus notable : cela a boosté mon estime de moi. Me sentir plus forte me donne encore plus confiance en moi.
(NB: je ne te dis pas de te mettre au crossfit, je te conseille juste d’essayer différentes activités physiques pour trouver celle que tu kiffes vraiment.)

Elodie Tasia, révélatrice en nouvelle image de soi

  • 2017 – formée à la Méta® niveau 1 par Flora Douville (Nantes)
  • 2013 – diplôme de kinésiologue (Esclarmonde, Genève)