Crée ta vie

J’ai enfin réalisé mon rêve d’enfant

By 9 juillet 2020 No Comments

Je ne sais pas si tu te rappelles de cet article, que j’ai écrit il y a plusieurs mois déjà, qui parlait de déterrer ses rêves d’enfant enfouis.

Le mien, à qui j’avais bien réussi à dire ta gueule pendant 30 ans, c’était : faire de l’équitation.

Quand j’y repense, je devais être pénible avec mes parents : chaque fois qu’une occasion se présentait de monter sur un poney, je les tannais (à la fête foraine, en vacances en Camargue, etc.).

Monter à cheval… je m’étais mis ça dans mes objectifs personnels, mais sans date précise.

 

Vendredi dernier, mue par une inspiration soudaine (ou, comme d’hab’, par une des milliers de pensées qui fusent dans mon cerveau de multipotentielle, on en reparlera), je fais une recherche Gogol sur les centres équestres du coin.

Première surprise : y’en a bien plus que je ne pensais.

Deuxième surprise : c’est pas si cher que je pensais (croyance héritée de mes parents, merci à eux).

Troisième surprise : le lendemain, y’a une permanence dans un centre pour les inscriptions de la rentrée.
(Ah ouais, quand t’as pas de gosses, tu oublies la notion de ‘calendrier scolaire’, donc tu t’imagines que les cours tu peux les commencer n’importe quand… que nenni !).

 

Le lendemain matin (un samedi, donc), j’ai mis le réveil.
(Ouais… le réveil… un samedi…)

J’étais GRAVE EXCITÉE à l’idée d’aller voir ce centre.

J’arrive, je papote, je demande si c’est possible de faire un cours d’essai avant de me délester de plusieurs chèques.

Oui, c’est possible, deux jours après, et on peut même me prêter le matos.

 

Lundi, je sens une angoisse monter :
ET SI EN FAIT MON RÊVE DE GAMINE S’ÉCROULAIT CE SOIR ?

Si, en fait, j’étais pas « faite » pour monter à cheval ?

La peur monte, mais je l’écoute pas (sinon j’aurais fait demi-tour, pour pas prendre le risque d’être déçue).

J’arrive au centre, y’a pas grand-monde, je ne sais pas où est la monitrice.

Ah si, je finis par la trouver, elle est occupée avec un groupe de gamins, et elle me dit :
« Je t’ai attribué Zoulou, c’est le plus sympa, va le chercher avec les autres filles dans le pré là-bas ».

 

Zoulou.

Si y’a bien un truc qui me chagrine avec les chevaux, c’est qu’ils ont très souvent des noms pourris.

 

Bon, là je pars au trot trouver les fameuses « filles » (pour la plupart, des ados qui ont moins de la moitié de mon âge). Elles arrivent déjà, en tirant chacune un gros poney (ou un cheval, je sais pas encore faire la différence, ça reste des grosses bestioles dans tous les cas).

La première, toute jeune, tient un gros pépère tacheté marron et blanc.

« Tiens c’est lui Zoulou », qu’elle me fait en tendant la longe.
Et elle me montre comment on le tient (histoire d’éviter de se flinguer les mains avec la longe : je suis dans une situation où je vais apprendre pleins de trucs d’un coup, j’adore).

 

Et là je me retrouve avec une grosse bête qui fait 8 à 10 fois mon poids, super docile, et qui fait pas de manière pour me suivre.

JE KIFFE.

 

On arrive à son box, une autre nana m’explique et me montre tout ce qu’il y a à faire : le panser, lui curer le dessous des sabots, mettre la selle, le mors, tout ça.

J’adore.

 

La mono arrive, elle me file une bombe, des bottes, et on guide nos chevaux jusqu’au manège. Et elle m’aide à monter sur le poney (autre info: monter par l’étrier comme dans les westerns, c’est MAL, ça leur flingue le dos à la longue).

Et hop, me voilà sur la bête, avec juste 3 explications :
– pour le faire avancer, tu donnes un coup de talon ;
– pour l’arrêter, tu tires sur les rênes ;
– pour le diriger, tu écartes le bras à droite ou à gauche.

Et c’est ouf : Zoulou m’obéit (enfin… avec quelques libertés car il a bien compris que j’étais débutante, le bougre!).

Et JE KIFFE ENCORE PLUS.

 

Ensuite on fait du trot. Punaise faut prendre le coup, sinon tu t’exploses les lombaires, mais je me débrouille pas mal.

Et on fait un petit circuit avec les barres de saut d’obstacles posées par terre (faut lever les fesses quand le cheval passe au-dessus sinon ça tape encore plus fort !).

 

Bref, pendant une heure, c’est du KIFFE EN BARRE.

 

Je suis la quarantenaire qui s’émerveille d’être sur un poney (et je passe mon temps à lui faire des mamours, car je suis gaga).

 

Mon rêve d’enfant s’est réalisé.

 

Toute la soirée après ça, j’étais sautillante, avec une ENERGIE comme j’ai rarement eue.

J’ai déjà rempli les feuilles d’inscription pour la rentrée, j’ai déjà acheté le matos minimum, et j’ai déjà un autre cours programmé la semaine prochaine.

 

Je suis AU TAQUET 🙂

 

***

Et toi ???

Alors ?

C’était quoi ton rêve quand t’étais gamine ?

Tu l’as réalisé, ou pas encore ?

 

 

Crédit photo: Meritt Thomas - Unsplash

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