Crée ta vie

L’information n’est rien sans la transformation

By 4 octobre 2019 No Comments
l'information n'est rien sans la transformation

Depuis des années, je suis atteinte d’accumulite aiguë.

J’adore engranger de l’information, découvrir de nouveaux domaines, lire un tas de bouquins de « non-fiction », acheter des formations en ligne.

Je suis la reine quand il s’agit de glaner de l’info (en tout cas, d’avoir rapidement une vue globale des choses, merci ma structure Cercle).

J’ai un mental qui fonctionne très bien de ce côté-là.

 

J’ai longtemps cru que c’était un avantage.

Ça l’est, oui, mais il y avait aussi un inconvénient que je ne voyais pas : toutes ces informations ne servent à rien sans une transformation intérieure.

 

Quand j’ai découvert le vaste monde du business en ligne, en 2013, je suis tombée dans ce piège.

J’achetais une formation, je l’appliquais, ça me contentait un moment.

Comme ça ne résolvait pas mon problème, je me décourageais, et j’achetais une autre formation, en espérant que celle-là allait « être la bonne ».

Je te laisse imaginer la suite : une quête sans fin à la recherche de LA connaissance ultime, celle qui allait tout résoudre.

 

Je croyais que je manquais de connaissances.

Je cherchais des solutions à l’extérieur de moi.

C’est un cercle vicieux que je n’ai compris que tout récemment.

Tant que je ne regardais pas ce qui coinçait à l’intérieur, il était impossible de débloquer l’extérieur.

 

Malheureusement aujourd’hui, nous croulons sous l’information.

Si tu fais quelques recherches sur ce qui est vendu aujourd’hui sur le Net, tu ne trouveras pratiquement que ça : des formules clés-en-main, des solutions appliquées à tous de la même manière, des systèmes à copier-coller, etc.

Il y a pléthores de blogs, d’info-produits, de formations en ligne… mais tout ça, ça reste des « données ».

(Tu vois, c’est comme dans Matrix, quand Neo apprend le jujitsu en quelques secondes et se réveille en étant persuadé qu’il sait se battre. Bah non, tant qu’il ne s’est pas pris une rouste par Morpheus, il ne peut pas prendre conscience qu’il doit passer par la mise en pratique pour intégrer ses nouvelles capacités.)

 

A l’heure où j’écris cet article, je sors tout juste d’une discussion avec une amie à qui j’expliquais que je ne suis pas satisfaite de mes offres actuelles : j’ai l’impression que c’est plus de l’enseignement que de la transformation.

Le processus est déjà préparé à l’avance. Mes clientes n’ont plus qu’à arriver en session, s’asseoir sur une chaise et attendre que « ça arrive ». Elles sont donc dans un état plutôt passif.

La plupart attendent une révélation sur elle-même… mais sans être réellement désireuses de changement.

Il y a évidemment une grosse part du travail qui leur demande de se rebrancher à leur ressenti, mais le schéma reste le même : je suis dans une posture de sachante, et elles d’apprenantes.

Cela me frustre car je veux permettre une plus grande transformation à mes clientes.

Or cette transformation doit venir d’elles-mêmes, et non de moi.

 

 

Ma part de responsabilité là-dedans ?

Je dois changer ma posture. (En coaching, on appelle ça la « position basse », c’est une position d’égal à égal entre le coach et le coaché.)

Je dois proposer des offres différentes. (Ne cherche pas sur mon site, c’est encore en gestation.)

Je dois définir un nouveau processus grâce auquel je redonne le pouvoir à mes clientes.

 

Comment ?

En clarifiant avec elles, dès le début, l’objectif vers lequel elles veulent aller, et comment elles vont MESURER qu’elles l’ont atteint. C’est elles qui définiront leurs propres critères de succès, pas moi.

En étant pleinement présente pour elle, en mettant à leur disposition tous les outils que je connais, en posant les bonnes questions, en gardant en tête l’objectif.

En étant la gardienne de ce qu’on appelle en coaching « le cadre ».

 

Leur part de responsabilité à elles ?

Poser des choix par elles-mêmes. Cela signifie : choisir par elles-mêmes où elles veulent aller, et où elles ne veulent pas aller. (Je ne peux forcer personne à faire un changement qu’il n’est pas prêt ou n’a pas envie de faire.)

Chercher d’abord leurs propres réponses (oui, ça peut être frustrant).

Verbaliser quand elles ont besoin d’un avis extérieur (hé oui, ça aussi ça fait partie de la re-prise de pouvoir personnel).

 

 

 

Toute transformation ne peut venir que de soi, le reste n’est que prise de pouvoir.

 

 

Crédit photo : Sushobhan Badhai - Unsplash

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