Crée ta vie

En quoi la recherche de bien-être peut t’empêcher d’évoluer

By 2 septembre 2019 No Comments
le bien-être peut t'empêcher d'évoluer

Tu crois aujourd’hui que le « bien-être » va vraiment t’apporter… du bien-être ?

Ce terme de « bien-être », on le voit fleurir sur un peu partout sur les sites de thérapeutes, avec différente variantes. Un peu comme les coiffeurs qui font des jeux de mots avec les termes « Hair » ou « Tif » ou « Coiff »,  on retrouve du « mieux-être », du « être-soi », du « en-corps-mieux », etc.

A croire que ça devient une véritable obsession, d’atteindre le « bien-être », comme un objectif ultime de vie.

 

Pour moi, c’est mou, ce concept.

C’est un moyen de plus de se complaire dans une situation confortable, mais stagnante.

 

Il faut que je reparte de la base pour t’expliquer le fond de ma pensée :

Tu vois dans la société actuelle, il y a des gens avec différents niveaux de conscience.

Le niveau de conscience, c’est là où ton âme en est dans son processus d’évolution, vie après vie.

(Si tu ne crois pas à la réincarnation, je ne t’en voudrai pas. Là je te parle de concepts dont je suis certaine, car j’ai des outils pour vérifier ça.)

C’est ce qui fait que certaines personnes sont plus conscientes de certaines choses que d’autres, vont être plus respectueuses des autres, plus soucieuses du sort de la planète… alors que d’autres n’en ont rien à faire, peuvent se montrer violents avec n’importe quel être vivant sans que ça les touche le moins du monde.

Je ne vais pas te faire tout un article sur ce concept de » niveau de conscience ». Il faut juste que tu saches qu’il n’y a pas de niveaux qui soient mieux ou moins bien : c’est juste que certains ont commencé leur évolution avant d’autres. Aucun jugement sur qui en est où sur ce chemin.

 

Ceci explique pourquoi aujourd’hui la majorité des gens, qui vivent dans un mal-être permanent, NE FONT RIEN POUR CHANGER LEUR VIE. Ils sont mal dans leur job, ils sont mal dans leur vie, ils sont mal dans leur corps, ils ne sont pas en bonne santé… mais ils ne remettent pas en question leur situation. Ils restent comme endormis, ils se laissent anesthésier par toutes les distractions possibles et imaginables que la société offre.

Ceux-là, ce n’est même pas la peine de leur parler de bien-être, ils vont te prendre pour une extra-terrestre.

J’ai vécu une bonne partie de ma vie dans cette situation : j’étais malheureuse, mais je n’imaginais même pas que la vie puisse être autrement.

 

Ensuite, il y a ceux qui sont un peu plus avancés sur le « chemin ».

Ils se rendent bien compte que quelque chose cloche dans leur vie, ils aimeraient bien qu’elle soit différente… mais ils ont trop peur pour passer à l’action, pour aller voir un thérapeute ou un coach, changer de job, de compagnon, d’environnement. Ils se laissent submerger par cette peur.

J’ai malheureusement dans mon entourage proches des personnes qui sont dans ce cas-là. Une jeune femme de ma famille, par exemple, a une maladie auto-immune qui détruit progressivement ses muscles. Elle sait qu’elle va finir en fauteuil roulant un jour ou l’autre. Moi, en bonne sauveuse, je lui ai donné plein de conseils : « lis tel livre », « regarde telle vidéo », « va voir une naturopathe », « change d’alimentation ».

Tout ce qu’elle a trouvé à me répondre, c’est qu’elle avait peur de tomber sur de mauvais thérapeutes. Sa peur de se confier à la « mauvaise personne », ou même de se dévoiler tout court, est plus forte que de finir en fauteuil roulant.

 

Je ne sais pas si tu imagines.

 

Moi, si demain on m’annonce une maladie similaire, je fais TOUS les thérapeutes de la Terre.

Je ne m’arrête pas tant que je n’ai pas trouvé une solution.

Mais elle, elle se laisse dominer par sa peur et choisit de chercher sur la voie dont l’issue est certaine (le fauteuil).

 

Cela peut te sembler violent comme concept, mais sache qu’il y a des gens qui préfèrent rester dans une situation de souffrance plutôt que de changer quoi que ce soit à leurs habitudes. Ils préfèrent rester dans leur statut de victime et continuer de se plaindre. C’est ce qu’on appelle un « bénéfice secondaire ».

 

 

Et après, il y a le niveau suivant : les gens qui font un pas vers une recherche de bien-être. Ils commencent souvent par aller voir un psy, ils font un bilan de compétences, ensuite ils osent se tourner vers un coach, un thérapeute, voire des stages de développement personnel.

Dans la plupart des cas, ça arrive après un accident de vie : dépression, burn-out, maladie grave, etc.

Bien souvent, ils en restent à quelque chose de « soft », de pas trop confrontant. Ils s’arrangent pour trouver une personne qui va les brosser dans le sens du poil.

Ayant été moi-même thérapeute, je connais bien le problème.

Je vais t’illustrer ça par un autre exemple : j’ai une amie qui a des gros maux de tête depuis des années. Elle voit tous les mois une réflexologue pour traiter ça. Son crâne va mieux… mais pas le reste.

Un jour, nous avons discuté de thérapies un peu plus poussées que la réflexologie.

(NB: je ne dénigre pas cette technique, j’adore m’offrir des séances de réflexo, mais c’est limité quand il s’agit de creuser plus dans l’inconscient.)

Je lui parle évidemment de la kinésiologie (tu vas me dire que je suis chauvine, mais ça pourrait être n’importe quelle autre technique comme l’hypnose, la CPA, la PNL, ou plein d’autres approches dont je ne connais pas le nom, là n’est pas le sujet).

Oui, la kinésio, elle connaît, elle a testé une fois… mais elle n’aime pas trop « creuser » sur certains sujets. Elle n’a pas envie d’aller plus loin car elle a peur de ce qu’elle pourrait trouver.

Donc elle s’arrête à ce niveau de bien-être, que moi j’appelle la « papouillo-thérapie ».

 

C’est bien les thérapies manuelles (personnellement j’adoooooore me faire masser), mais ça ne fait pas ASSEZ avancer à mon goût.

 

Je sais ce que tu vas dire : chacun ses choix, chacun son rythme.

 

La question pour toi aujourd’hui est : combien de temps veux-tu encore rester dans ta situation actuelle, quelle qu’elle soit ?

Un an ? 10 ans ? 20 ans ? Plusieurs vies ?

 

Je parle là encore en connaissance de cause car je suis restée coincée là-dedans plusieurs années :

Quand j’ai mis le pied dans le monde merveilleux du développement-personnel-et-du-travail-sur-soi, je testais PLEIN de techniques, j’allais voir PLEIN de thérapeutes en tous genres.

La thérapie, c’est bien pour soigner le passé.

Mais ça ne m’a jamais permis de radicalement changer mon « futur ».

Ça m’a donné la force de quitter un job devenu insupportable, ou un mec qui me dénigrait sans cesse, mais ça ne m’a pas donné la niaque pour construire une vie selon mes règles.

Je tombais sans cesse sur des gens qui parlaient de « profiter du moment présent », « suivre le flux », « écouter les signes »… J’avais presque toujours en face de moi des personnes douces et sympas, qui me faisaient faire des petites prises de conscience, des petits pas.

 

Je tournais sans cesse en rond sur les mêmes sujets : « alors mon objectif aujourd’hui, c’est d’exprimer ce que je ressens » (put*in, combien de fois j’ai bossé là-dessus ?!).

 

C’était tiède, maintenant que j’y repense.

 

J’ai GRAVE perdu du temps, en fait.

 

J’aurais pu passer ma vie à faire ça : tourner en rond sur les mêmes sujets, me faire papouiller, tirer des cartes, atteindre que l’Univers envoie les bonnes personnes dans mon cabinet de thérapeute.

 

Je me suis gentiment laissée bercer par tout ça, pour bien éviter d’aller voir le caca à l’intérieur de moi.

 

Et un jour, je suis passée au niveau encore au-dessus, et je me suis pris une grosse claque.

 

Lors d’une formation où je m’attendais à faire des trucs purement théoriques (oh oh oh ! comme ça aurait été confortable !), je me suis retrouvée face au coach le plus confrontant que je connaisse (un jour, j’ai eu envie de lui mettre mon poing dans la figure, alors qu’il fait 1m90).

Fini les objectifs tiédasses à la « j’exprime mes émotions en toute sécurité ».

J’ai plus avancé en une année avec ce coach que pendant les 7 années précédentes.

 

La différence entre aujourd’hui et ma période « je-découvre-le-monde-du-développement-personnel » ?

Je ne cherche plus le confort des « techniques de bien-être ».

J’ai compris qu‘il faut arrêter de bosser des objectifs du type « j’ai confiance en moi » en espérant faire disparaître ses peurs comme par enchantement.

(Il n’y a qu’en FAISANT ce qui nous fait peur, qu’on la fait disparaître).

Quand j’ai une période de « moins-bien », j’y reste moins longtemps qu’avant (alors qu’il y a 10 ans, j’ai littéralement nourri une dépression en ressassant mes problèmes ad nauseam).

Je n’ai (presque) plus peur de déplaire (alors que toute ma vie j’ai fonctionné en petite fille modèle).

 

Rien de tout ça n’a été facile, et j’ai encore une bonne marge d’évolution.

Je n’ai pas encore vu « les niveaux au-dessus », mais j’ai hâte.

Parce qu’à ce moment-là, je ferai des bonds gigantesques dans mon évolution.

 

 

Et toi ?

Où en es-tu dans tes objectifs de vie ?

Que mets-tu en place pour avancer vers eux ?

C’est quoi pour toi, le « bien-être » ?

 

 

Crédit photo : Claudia Soraya - Unsplash

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